Elle souhaite d’ailleurs un jour pratiquer la moto sur un circuit. Cette jeune ingénieure de 25 ans est une fonceuse et elle n’a pas hésité à quitter sa région natale pour aller travailler dans le milieu du nucléaire. Originaire de Chambéry, elle aurait pu exercer dans l’hydraulique à quelques pas de chez elle. Mais elle sait ce qu’elle veut. Elle a donc postulé au niveau national chez EDF et pouvait être affectée dans n’importe quelle région à travers la France. C’est finalement à quelques pas de la centrale de Tricastin qu’elle a finalement posé ses valises, dans un logement de fonction. Malgré les astreintes assez fréquentes, elle prend du plaisir à évoluer dans ce métier où elle a obtenu des responsabilités dès son arrivée. Elle a beaucoup gagné en confiance. 

Son Conseil :

 « Vous souhaitez une mission passionnante, diversifiée, avec une présence terrain, travailler sur un site nucléaire est fait pour vous ! »

 Son cursus universitaire

Son parcours, ses doutes et ses choix

Pendant sa Terminale Scientifique, elle avait de bons résultats Au moment de choisir, elle a longuement hésité avec des études de médecine, avant d’intégrer une classe préparatoire.

La mécanique, un secteur porteur

La mixité durant ses études

En école d’ingénieur à Polytech, elle a passé trois ans en mécanique dans une promotion composée presque exclusivement de garçons.

Une mixité quasi inexistante

Des stages déterminants

Elle a tout d’abord réalisé deux stages, à AREVA puis à NTN-SNR, une entreprise spécialisée dans les techniques de roulement pour l’industrie, l’aéronautique et l’automobile. Ce dernier, en production automobile a été le déclic, elle a su qu’elle voulait faire un travail de terrain et qu’elle ne voulait pas exercer dans un bureau d’études.

Une opportunité à EDF
 

Le nucléaire, un univers à part

Afin de travailler dans le nucléaire, il faut accepter un certain nombre de conditions propres au nucléaire.

Des contraintes et des responsabilités

Son métier d’appui technique de la branche logistique

Sa vision

Les aspects les plus plaisants du métier :

  • travailler en projets avec des équipes
  • le côté opérationnel et concret du terrain : même lorsqu’elle n’est pas sur le terrain, elle pilote des activités qui se déroulent en temps réel
  • un poste très formateur, elle apprend tous les jours
  • le fait qu’on lui confie des responsabilités malgré son jeune âge et de sentir que sa présence est utile, voire parfois indispensable
  • les relations et échanges directs avec les prestataires financiers et contractuels : c’est elle qui fixe les priorités de la journée le matin même.

Les aspects plus contraignants :

  • les nombreuses règles et procédures très strictes à suivre : la lourdeur administrative liée au domaine du nucléaire
  • lors des arrêts de tranche, il y a une grosse charge de travail, avec des réunions y compris les week-ends
  • les astreintes toutes les 6 semaines pendant une semaine.

Zoom sur ses missions

A noter que la vie de la centrale est rythmée par les arrêts de tranche, autrement dit les arrêts périodiques de la production des réacteurs nucléaires. Une fois par an, chacun des quatre réacteurs est arrêté pour effectuer toutes les vérifications nécessaires et recharger la cuve. « L’objectif étant d’assurer la sureté des installations. » 

Préparation d’un arrêt de tranche

Ce travail de préparation en amont est essentiel et s’étend sur une période de 4 mois.

Gestion / Logistique en amont

Pilotage de la logistique sur les arrêts de tranche (1 réacteur = 1 tranche)

Une fois par an, lorsque le réacteur est arrêté pour maintenance, Anaïs est correspondante logistique et donc la représentante de son service sur le projet.

Un rôle de supervision

Chef de chargement lors des opérations de manipulation combustible

Elle gère, en binôme, le chargement et le rechargement de la cuve, située au cœur du réacteur, à l’aide d’une machine.

  •  Responsabilités en matière de sûreté
    « On sort l’assemblage, on le déplace, on le récupère et on l’entrepose dans une piscine conçue spécialement pour accueillir ce type de matériel. L’eau est un bon écran de radioprotection. » Beaucoup d’opérations sont automatisées mais ils doivent à eux deux vérifier, à l’aide de caméras, que l’assemblage est positionné au bon.
  • Correspondante environnement
    En dehors des arrêts de tranche, elle est correspondante environnement et représentante donc son service en la matière. Chaque service de la centrale désigne un correspondant chargé de porter les exigences environnement du site dans leurs activités.
  • Participation aux projets environnementaux
    Elle participe donc aux inspections en cas de visite de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN). Elle travaille aussi à la création de projets environnementaux.

Participation à la vie du service logistique

Lorsqu’elle n’est pas en arrêt de tranche, elle vient en appui à ses collègues lorsqu’ils sont à leur tour en arrêt de tranche. C’est le cadre pour développer un esprit d’équipe et de cohésion. Chaque réacteur est arrêté une fois par an pour maintenance et rechargement de combustible : les Arrêts de tranches rythment la vie du site. La solidarité entre les équipes est essentielle pour préparer est réaliser ces projets.

Son environnement professionnel

La structure

1 371personnes EDF travaillent sur la centrale et entre 500 et 1000 salariés d’entreprises prestataires.

Des opportunités professionnelles

Ses relations professionnelles sur le site

Du fait de sa fonction transversale, elle est en lien avec différents corps de métiers.

Un poste interactif

Mécanique + Nucléaire = peu de femmes

Lors des réunions matinales des arrêts de tranche, elles ne sont que deux femmes pour une trentaine de personnes. Le milieu du nucléaire est déjà très masculin, et ce n’est pas la filière qui attire davantage de femmes.

Être ferme