Alexandre, 25 ans, est un grand passionné de nature. Plus jeune, il souhaitait devenir photographe animalier. Puis, il est tombé sur un reportage dans lequel les lions et les éléphants se faisaient tuer par des braconniers. Il a alors su qu’il voulait travailler pour la protection de la nature, déjà très sensible à l’environnement, même si il n’était pas encore un naturaliste à proprement parler. Progressivement, une fois les études supérieures intégrées, il s’est de plus en plus engagé dans cette cause. Lorsqu’il était en licence professionnelle, il a créé une association étudiante de développement durable avec des amis (l’ADDU), très dynamique encore aujourd’hui. Il est aujourd’hui, en parallèle de son emploi, administrateur et trésorier à la FRAPNA, principale association environnementale régionale (relai local de France Nature Environnement) qui compte près d’une centaine de salariés. Désormais, il souhaite aller encore plus loin dans ses convictions et a pour projet de recréer une micro-société alternative. Avec des amis, il a racheté un corps de ferme qu’ils vont rénover et développe autour tout un projet agricole (les Sources du Suchel). L’objectif final étant d’aboutir à un éco lieu permaculturel, dans la continuité des éco hameaux. Ses centres d’intérêt rejoignent bien souvent son activité professionnelle.

Son Conseil

« S’investir dans le monde associatif est très formateur. Lorsque j’étais étudiant, j’ai créé une association axée sur le développement durable. J’ai beaucoup appris et gagné en confiance. »

Son cursus universitaire

Un parcours bien réfléchi

Pour sa licence professionnelle, il a fait le choix de la formation initiale sous la forme d’un projet tutoré et de stages.

L’environnement comme ligne directrice

La mixité durant ses études

En licence professionnelle ATIB (Analyses et Techniques d’Inventaires de la Biodiversité), les filles sont largement majoritaires, représentant en moyenne près de 70% des effectifs.

Des proportions plutôt équilibrées

Ses premières expériences professionnelles

Lorsqu’il a fait ses premiers pas à Ecotope, cette Très Petite Entreprise (TPE) familiale ne comptait que deux autres personnes : le patron et sa femme, écologue et environnementaliste.

Participation au développement de la TPE

Des responsabilités techniques

Même si le directeur est légalement le seul responsable de chaque dossier, Alexandre a de véritables responsabilités techniques.

Faire preuve de rigueur

Son métier d’écologue Naturaliste

Sa vision

Les aspects les plus plaisants du métier :

  • la dimension aventurière en osmose avec la nature
  • se balader dans la nature et découvrir de nouveaux paysages
  • les voyages à travers la France
  • se sentir utile
  • mêler travail et passion

Les aspects les plus négatifs :

  • la fatigue : demande de l’endurance et une bonne condition physique
  • les horaires variables
  • les risques liés au métier principalement dans les zones péri urbaines.

Zoom sur ses missions

Études en espaces naturels

Ces études d’impact peuvent être commandées par un client privé ou public qui souhaite réaliser un aménagement.

Travail de terrain

Études des zones humides

Il réalise des sondages pédologiques et analyse les carottages pour des communes ou des entreprises, souvent pour des raisons réglementaires.

Prélèvement d’échantillons

Élaboration de rapports et relation clientèle 

Cette partie représente 2/3 de son temps de travail.

Faire respecter la loi

 Études et suivi scientifique pour des réserves naturelles

Après avoir localisé et compté les espèces, il tente d’identifier les raisons de leur présence ou au contraire de leur disparition.

Travail de gestion de la nature

Appel d’offres

Il répond à des appels d’offres pour décrocher de nouveaux marchés.

Prospection de nouveaux clients

Son environnement professionnel

La structure

Cette petite structure familiale compte cinq salariés. Des effectifs réduits qui permettent à Alexandre de pouvoir toucher un peu à tout et ainsi devenir polyvalent.

Une certaine liberté

L’environnement, un domaine encore plutôt féminin

Les femmes sont aujourd’hui plus nombreuses dans le secteur des études environnementales, mais ceci est vrai seulement pour certains postes plus généralistes, et pas forcément pour celui de naturaliste de terrain, qui reste encore très masculin, malgré des évolutions notables.

Une mixité variable selon les métiers